Partir en mission humanitaire avec Chirurgie Solidaire (CS)


Les missions CS sont exclusivement des missions de formation, dont l’objectif prioritaire est un transfert durable de compétences

adaptées à la demande, aux besoins et aux moyens locaux, pour faire face à la pénurie de personnels soignants et formateurs dans les pays

en développement. 



Le candidat au départ doit donc :



      - être bien conscient de cet objectif, totalement différent de celui d’une mission de substitution.

        Ici il ne s’agit pas de « faire à la place » mais « de soutenir en apprenant à faire » ;


      - être prêt à s’adapter aux conditions locales de travail, parfois très précaires notamment

        pour les  missions de chirurgie générale, en se gardant d’introduire des techniques ou

        du matériel qui ne pourraient pas rester pérennes dans ces contextes.

        Cette formation «à ras des moyens » n’exclut pas pour autant l’aide à la mise en place

        d’une politique locale d’acquisition de techniques et d’équipements nouveaux ;



      - s’assurer que l’objet de la mission lui convient : chirurgie générale ou chirurgie spécialisée ;
        prendre conscience de la nécessité de s’adapter à la disparité de  niveau, d’expérience et

        de formation préalable des personnels à former : infirmiers, étudiants, médecins, chirurgiens

        ou anesthésistes.




Cette formation repose sur deux piliers principaux :

       - Le compagnonnage : accompagnement personnalisé dans les tâches quotidiennes,

         dans une relation reposant plus sur l’échange et l’exemple que sur une hiérarchie

         universitaire classique ;



       - La transmission structurée d’un savoir sous forme de cours, d’entretiens ou d’ateliers,

         centrés sur la pratique, et adaptés à la spécificité locale des besoins, de la pathologie

         et des moyens disponibles.

         Chirurgie Solidaire peut mettre à la disposition du formateur des documents 

         pédagogiques écrits et audio-visuels.


L’action de Chirurgie Solidaire  est conçue comme provisoire en attendant que le pays

bénéficiaire puisse autonomiser  ce type d’enseignement.

Dans ce but, Chirurgie Solidaire s’attache aussi à la formation de formateurs locaux, identifiés sur le terrain sur leurs compétences à la fois techniques

et humaines.



Les missions Chirurgie Solidaire se font généralement en équipe (chirurgien, anesthésiste, infirmier de bloc…), impliquant pour chacun des membres des qualités de souplesse  de caractère et une forte cohésion autour d’un message et d’un exemple communs, notamment en matière d’hygiène, d’asepsie et de suivi post-opératoire.




 

​​Le formateur CS doit se plier au programme de la formation tel qu’il a été défini au préalable avec  le responsable de mission, quitte à participer avec ce dernier à une révision de ce programme en fonction des demandes et besoins  constatés au cours de sa mission.



Liberté de conscience professionnelle, respect de la personne humaine et des coutumes locales sont les maîtres mots des missions CS        en termes d’éthique. Nous insistons aussi auprès de nos formateurs sur la courtoisie et la déférence que nous nous devons d’avoir vis à vis de tous nos interlocuteurs locaux et de leurs autorités.



Sécurité  et  lucidité obligent… le formateur doit être averti avant son départ (par le responsable de mission) et s’informer sur place, des conditions de sécurité concernant :

         - les vaccinations et la prévention antipaludéenne  ;

         - la circulation routière : toute conduite de véhicule, même en cas d’obtention d’un permis international, est formellement déconseillée et               n'engagerait en aucun cas la responsabilité de CS.                                        
         - les risques inhérents aux soins (Hépatite C, VIH…), non négligeables  mais difficilement évaluables et détectables dans les zones où nous   intervenons. Les mesures de protections doivent être connues et respectées au maximum ;
         - les risques de violence civile ou militaire. Bien que les missions CS n’aient pas leur place dans des zones de conflit aigu, ces risques ne sont jamais nuls et l’étiquette humanitaire a cessé d’être une protection, quand elle n’est pas le contraire... Le formateur CS doit en être conscient et suivre à la lettre les consignes de sécurité reçues à son départ, vérifiées au besoin auprès des services consulaires.
 

Les missions CS ne sont pas proposées à la carte… Elles ne sont pas décidées en fonction des demandes des candidats formateurs, mais c’est au contraire la spécificité et le calendrier  des missions qui conditionnent le recrutement de formateurs. Ce recrutement passe avant tout par le responsable de mission qui est le mieux placé pour :
- s’entretenir avec le candidat, vérifier son adéquation au profil du poste et  le sélectionner ;
- l’informer  des détails de la mission ainsi que de  son contexte géopolitique et sécuritaire.



En l’absence de mission immédiatement disponible pour accueillir le postulant, Chirurgie Solidaire peut l’orienter vers d’autres ONG pouvant lui convenir, et reste prête à explorer avec lui toute piste de nouvelle mission de formation qu’il pourra lui indiquer.



Les formateurs CS assurent leurs missions à titre bénévole. CS leur fournit la couverture financière des frais justifiés par  leur mission : antipaludéens, frais de visas et taxes, voyage international, déplacements professionnels locaux, hébergement, nourriture… Il appartient également au formateur d’organiser lui-même et en temps utile ces dispositions de voyage et de séjour  (obtentions de visa, réservations de billets d’avion ou de chambre d’hôtel…) à l’exception de celles pouvant être organisées par CS ou un organisme partenaire.



Assurances. CS n'a contracté aucune assurance pour couvrir les éventuels frais occasionnés par des accidents professionnels induits lors des missions; de même n'a contracté aucune assurance couvrant la responsabilité civile professionnelle de ses formateurs sur les lieux de mission.

Il appartient aux formateurs en partance de contracter les assurances supplémentaires qu’ils estiment nécessaires concernant leur voyage, leur séjour, leur prise en charge sanitaire avec une assurance rapatriement type "Europe-Assisatance" ou autre, si elle n'est pas déjà incluse dans les services offerts aux détenteurs de carte de crédit (se renseigner).

 

Avant son départ, le formateur :



        - doit  s’enquérir  auprès de la direction de son établissement hospitalier (public) s’il  peut éventuellement bénéficier des dispositions législatives dites de  Kouchner .
        - doit être à jour de son adhésion à CS (comportant une déclaration d’adhésion à ses principes d’action) ;
reçoit du responsable de mission ou du secrétariat : 

                 

                        . un ordre de mission signé du Président CS, à présenter en cas de besoin aux autorités du pays concerné;

                        . une convention de mission comportant les principales dispositions précisées ci-dessus et à retourner signées au secrétariat;
                        . des documents pédagogiques adaptés à sa mission

         - s’abstient d’emporter du matériel médical ou des médicaments à l’exception de ceux éventuellement confiés ou recommandés par son responsable de mission

CS n’attend pas seulement de ses missionnaires une prestation ponctuelle, mais aussi un engagement associatif.

Elle espère donc les voir, forts de leur expérience de terrain, participer à la vie de l’association et à ses activités en France (pédagogie, communication, organisation…), dans un climat fraternel et amical au service de notre but commun :

 

la formation chirurgicale pour contribuer à une meilleure prise en charge des malades dans les pays en développement.









































                                                                

 

conditions locales

Opération

  Le travail en équipe

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